Trajectoire

Il y a des années que je façonne des espaces en argile, en acier, en béton. Monde au creux de la main, colline de poche, pyramide de chambre…

Un jour, j’ai pris la décision d’attaquer carrément la montagne… Il a fallu trouver un coin perdu, des gens qui me laissent opérer en solitaire… et pour une cause absurde, en apparence.

Découvrir une roche qui ne soit ni trop dure, ni trop friable, une roche qui me parle, avec laquelle je puisse envisager un corps à corps de longue durée.

Rêveries

lasciami

NICOLAS EST VENU on se connaissait à peine il m’a demandé Babylone l’an prochain, ça vous tente, j’ai dit oui j’étais enchantée, semer, faire, appartenir, et cette vallée, ces vignes, ce si petit endroit ma première vastitude et j’ai dit oui, mais je ne savais pas, je ne savais rien, je ne savais pas que c’était un début une porte, je ne savais pas qu’il y aurait toutes ces années, que ce serait plus fort encore que les vignes et la vallée. Je ne savais pas qu’il y aurait des colères et des larmes et de grands embrasements, il y aurait de longues fatigues, des sommeils trop légers et des gueules de bois, il y aurait ces êtres qu’on frôle, et ceux qui vous traversent , les silences auxquels on se heurte, et les paroles où l’on se noie, tellement d’amour, si peu de mots, si peu de temps, je ne savais pas qu’un jour nous serions si légers merci Agathe merci pour les patates, je ne savais pas qu’ensemble nous allions apprendre et rire te voyager et vieillir.

Témoignages

lasciami

NICOLAS EST VENU on se connaissait à peine il m’a demandé Babylone l’an prochain, ça vous tente, j’ai dit oui j’étais enchantée, semer, faire, appartenir, et cette vallée, ces vignes, ce si petit endroit ma première vastitude et j’ai dit oui, mais je ne savais pas, je ne savais rien, je ne savais pas que c’était un début une porte, je ne savais pas qu’il y aurait toutes ces années, que ce serait plus fort encore que les vignes et la vallée. Je ne savais pas qu’il y aurait des colères et des larmes et de grands embrasements, il y aurait de longues fatigues, des sommeils trop légers et des gueules de bois, il y aurait ces êtres qu’on frôle, et ceux qui vous traversent , les silences auxquels on se heurte, et les paroles où l’on se noie, tellement d’amour, si peu de mots, si peu de temps, je ne savais pas qu’un jour nous serions si légers merci Agathe merci pour les patates, je ne savais pas qu’ensemble nous allions apprendre et rire te voyager et vieillir.

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