Bois

La sculpture sur bois, art pratiqué depuis la préhistoire, est l’une des plus anciennes formes d’expression artistique humaine. Durant des milliers d’années, les sculpteurs ont perfectionné des techniques qui ont permis la création d’œuvres aussi diverses que fascinantes. L’histoire de cette discipline est riche et variée, influencée par des facteurs culturels et technologiques.
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Sculptures en bois — Corps, matière et tensions

Dans cette série de sculptures en bois, l’artiste explore le corps humain comme territoire sensible, à la fois lieu de beauté, de vulnérabilité et de tension. Les figures féminines et masculines présentées ici sont issues de projets distincts, mais réunies dans un même ensemble par le choix du bois comme matière première, matière vivante, organique, porteuse de mémoire.

Le bois, travaillé, poli, parfois laissé marqué par l’outil, conserve les traces de sa croissance et de ses blessures. Il dialogue naturellement avec le corps qu’il incarne : veines, courbes, fibres et lignes internes se répondent. Les corps féminins, aux formes pleines et affirmées, évoquent une présence charnelle, presque intemporelle. Dépourvus de tête ou de regard, ils échappent à toute individualisation pour devenir des archétypes du corps humain, entre force, sensualité et fragilité. La douceur apparente des volumes est pourtant traversée de tensions, de stries et de ruptures qui rappellent que la beauté n’est jamais lisse ni innocente.

Projet : Galerie Labo B, La Chaux-de-Fonds

2025 | Moulage Plâtre | 110×90

Titre de l'oeuvre

Sous-titre de l'oeuvre

Le corps masculin, ici, se distingue radicalement par sa structure et par son traitement de surface. Plus vertical, plus rigide, il semble contraint par une architecture interne presque monumentale. L’enduit de goudron qui le recouvre introduit une rupture forte avec la chaleur naturelle du bois. Cette matière sombre, lourde et opaque agit comme une chape, une forme d’enfermement. Elle évoque la souillure, la violence, la négation du corps vivant, mais aussi les marques laissées par les systèmes de domination, qu’ils soient sociaux, politiques ou symboliques.

Projet : Galerie Labo B, La Chaux-de-Fonds

2025 | Moulage Plâtre | 110×90

Titre de l'oeuvre

Sous-titre de l'oeuvre

Le bois, travaillé, poli, parfois laissé marqué par l’outil, conserve les traces de sa croissance et de ses blessures. Il dialogue naturellement avec le corps qu’il incarne : veines, courbes, fibres et lignes internes se répondent. Les corps féminins, aux formes pleines et affirmées, évoquent une présence charnelle, presque intemporelle. Dépourvus de tête ou de regard, ils échappent à toute individualisation pour devenir des archétypes du corps humain, entre force, sensualité et fragilité. La douceur apparente des volumes est pourtant traversée de tensions, de stries et de ruptures qui rappellent que la beauté n’est jamais lisse ni innocente.

Autres projets

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Projet : Galerie Labo B, La Chaux-de-Fonds

2025 | Moulage Plâtre | 110×90

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2025 | Moulage Plâtre | 110×90

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Projet : Galerie Labo B, La Chaux-de-Fonds

2025 | Moulage Plâtre | 110×90

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Le Cri de l'Effroi

Le Cri de l’effroi désigne ce moment où l’art cesse d’être contemplation pour devenir confrontation.

Le Cri de l’effroi désigne ce moment où l’art cesse d’être contemplation pour devenir confrontation. Il ne s’agit pas d’un cri spectaculaire ou narratif, mais d’une tension silencieuse inscrite dans la matière et la forme. Dans le champ de la sculpture, l’effroi s’exprime par ce qui est retenu, comprimé, figé : des corps immobilisés, des visages privés de regard, des volumes lourds qui semblent écraser ce qu’ils contiennent.

Contrairement à l’émotion esthétique, qui ouvre un espace de respiration, le Cri de l’effroi se manifeste par une sensation d’étouffement. Il renvoie aux guerres, aux oppressions et aux privations de liberté non pas par la représentation directe de la violence, mais par l’empreinte qu’elle laisse sur l’humain. La matière devient le lieu de cette empreinte : rugueuse, altérée, marquée par l’érosion ou la fracture, elle évoque des existences soumises à la contrainte, à la peur et à l’effacement.

Ce cri est souvent muet. Il se situe dans l’absence d’expression, dans la neutralisation des traits, dans la répétition des figures qui transforme l’individu en masse anonyme. La sculpture ne raconte pas un événement précis ; elle condense une mémoire collective. Elle fait surgir une violence structurelle, durable, qui ne se voit pas toujours mais qui modèle les corps et les consciences.

Le Cri de l’effroi engage également le spectateur. Face à ces formes silencieuses, celui-ci est placé dans une position inconfortable : regarder sans détourner les yeux, accepter le malaise, reconnaître la part d’inhumanité que produisent les systèmes de domination. L’œuvre devient alors un espace de responsabilité, où l’effroi n’est pas consommé comme une image, mais éprouvé comme une présence.

Ainsi, dans un projet de sculpture, le Cri de l’effroi ne s’oppose pas à la beauté ; il en est le revers nécessaire. Il rappelle que l’art ne peut ignorer la violence du monde et que la forme, même la plus sobre, peut porter un témoignage. Ce cri contenu, inscrit dans la matière, affirme que l’humanité subsiste précisément là où elle est menacée.

Effroi

Abymes

L’Emotion Esthétique

L’émotion esthétique naît de la rencontre entre une œuvre, une matière et un regard.

L’émotion esthétique naît de la rencontre entre une œuvre, une matière et un regard. Dans un projet de sculpture, elle ne se limite pas à la beauté formelle ou à l’harmonie des formes : elle se construit dans l’expérience physique et mentale du spectateur face à l’objet sculpté. La sculpture engage le corps autant que l’esprit ; elle se déploie dans l’espace, impose une présence, un poids, une échelle qui affectent directement la perception.

L’émotion esthétique peut être explicitée à travers le choix des matériaux. Une matière brute, lourde ou industrielle comme le béton, le métal ou la pierre suscite une réaction sensorielle immédiate : froid, résistance, rugosité. Ces qualités tactiles, même perçues visuellement, génèrent une émotion liée à la contrainte, à la durée, à la mémoire ou à la violence. La matière devient alors porteuse de sens avant même toute interprétation intellectuelle.

La forme joue également un rôle fondamental. Des figures incomplètes, anonymes ou figées peuvent provoquer un sentiment de malaise, de silence ou de compassion. Cette émotion naît de l’écart entre ce que l’on reconnaît comme humain et ce qui en est volontairement absent. La sculpture touche ainsi à l’universel, en évoquant des états partagés : l’effacement, l’attente, la perte ou la résistance.

L’émotion esthétique se construit aussi dans la mise en espace. La répétition des formes, leur alignement ou leur isolement produisent des rythmes visuels qui influencent la perception. Le spectateur ne regarde plus une œuvre, il la traverse, la contourne, se confronte à elle. Cette expérience spatiale renforce l’impact émotionnel et transforme l’œuvre en situation vécue.

Enfin, expliciter l’émotion esthétique revient à reconnaître que l’œuvre ne cherche pas à imposer un message unique, mais à ouvrir un champ de résonances. L’émotion devient alors un lieu de rencontre entre l’intention de l’artiste et l’histoire personnelle du spectateur. Dans le cadre d’un projet de sculpture, elle constitue un vecteur essentiel pour interroger la condition humaine, inscrire l’œuvre dans le réel et lui donner une portée sensible, durable et universelle.

Amour

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